Si tu traînes un minimum sur Twitch, YouTube ou TikTok, tu as forcément déjà croisé un vtuber ou une vtubeuse. Un humain qui parle, qui rigole ou même qui chante comme n’importe quel créateur de contenu sauf… qu’on ne voit pas son visage ! Il/elle a choisi d’être représenté par un avatar virtuel. Souvent stylé “anime/manga”, parfois ultra réaliste ou encore complètement absurde, les vtubers utilisent des modèles 2D, 3D animés grâce à des capteurs de voix ou de mouvement pour interagir avec leur communauté en temps réel.

Mais…pourquoi faire ? D’où vient ce phénomène ? Ce n’est pas mal vu ? C’est parti pour l’analyse de la crypte !

D’où vient le vtubing ? Qui est le·la premier·e VTuber de l’histoire ?

Le terme vient de la contraction de Virtuel et YouTuber. Car en effet, à l’époque, certaines des applications qu’on utilise aujourd’hui, n’existaient pas. (Tiktoquoi ?)

En 2016, au Japon, une créatrice japonaise nommée Kizuna AI s’est présentée sous ce terme qui a été réutiliser et une nouvelle catégorie de créateurs naît avec elle. Pourtant, il ne s’agit pas de la première vtubeuse !

Dans l’imaginaire collectif, et pour une bonne raison, la première VTuber, c’est bien Kizuna AI. Elle coche toutes les cases : avatar animé, personnalité affirmée, vidéos régulières, interaction avec le public… Elle a posé les fondations du vtubing d’aujourd’hui ! Cependant, pour moi, son succès vient aussi de certaines figures plus ancienne qui ont préparé le terrain.

1996 : Kyoko Date

Il s’agit de la première idole virtuelle japonaise ! Malgré sa nature virtuelle, Horipro (son agence) la considérait comme une artiste. Elle n’a jamais connu une grande popularité, mais après ses débuts, elle a poursuivi ses activités de manière intermittente jusqu’en 2007. 2 personnages apparentés, Kaori Date et Ayano Date, ont par la suite suivi ses traces : la première est devenue mannequin et la seconde vtubeuse.

2007 : Hatsune Miku

Doit-on encore présenter Miku ? Impossible de parler de vtubing sans la mentionner. Même si elle n’est pas une Vtubeuse à proprement parler, son impact sur la démocratisation des avatars, des artistes virtuels et de l’attachement émotionnel à des personnages numériques est énorme.

Créée par Crypton Future Media, Hatsune Miku est à la fois une voix synthétique (Vocaloïd) et un personnage virtuel reconnaissable entre mille. Très vite, elle dépasse son statut de simple logiciel pour devenir une idole virtuelle connue mondialement, avec des concerts holographiques, des millions de fans et une présence iconique sur le web.

2011 : Ami Yamato

Généralement considérée comme la première personne à incarner un avatar pour créer du contenu vidéo, elle cochait déjà les cases du vtubing : avatar 3D, voix humaine, personnalité affirmée. Certains on utilisé le terme “proto-vtuber” pour la désigner.

Bon, super, on a parlé du passé et est-ce qu’on ne parlerait pas un peu de l’impact qu’à le vtubing aujourd’hui ?

Qui sont les VTubers les plus connus en 2026 ?

Aujourd’hui, le vtubing n’est plus une niche bizarre, c’est une industrie mondiale avec des créateurs qui pèsent plusieurs millions d’abonnés et remplissent des salles de concert qui ne sont plus vraiment que virtuelles. Pour ne citer que quelques noms et chiffres :

En 2026, c’est un phénomène dont on n’a plus vraiment le droit de se moquer. La technologie rend le vtubing assez accessible et facile à pratiquer, il y a de plus en plus de vtuber dans le monde !

Par contre… le vtubing francophone, ça donne quoi ?

En Francophonie, le vtubing traîne encore une image compliquée. Pour beaucoup, ça reste un truc “cringe”, bizarre, voire malsain. On entend souvent les mêmes raccourcis : “les vtubeuses vendent du contenu érotique”, “les vtubeurs sont des dégénérés”, ou pire, des amalgames autour de comportements pédophiles. Clairement, le milieu ne part pas avec un bonus de sympathie.

Mais la réalité est beaucoup plus nuancée. Oui, comme dans absolument toutes les communautés en ligne, il existe des dérives, des prédateurs et des comportements toxiques. Et oui, certains utilisent le vtubing comme un simple skin pour faire n’importe quoi. Le problème, ce n’est pas l’avatar, c’est l’humain qui l’incarne derrière.

À l’inverse, il existe aussi énormément de communautés vtubing saines, bienveillantes et très encadrées, avec des créateurs qui posent des règles claires, modèrent activement leurs chats et font très attention à leur public. Beaucoup de VTubers francophones refusent toute sexualisation, interdisent l’accès aux mineurs quand c’est nécessaire et mettent en avant des valeurs de respect et de sécurité. Le vtubing n’est ni plus pur, ni plus sale que le reste d’Internet. C’est un outil, pas une idéologie. Et comme partout, tout dépend de qui l’utilise et de la communauté qui se construit autour.

Le vtubing francophone est encore petit mais il est clairement en train de prendre racine.

Le vtubing, ce n’est plus un délire de gens chelous comme beaucoup peuvent encore le penser aujourd’hui. C’est une nouvelle façon de créer, de performer et de raconter des histoires. C’est une alternative également pour se protéger du regard des autres, de pouvoir être soi-même, de partager son art et sa créativité sans tous les aspects négatifs qu’on peut avoir en montrant son visage au public.

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